• à la campagne

Plein de vie à Plaine de vie !


C'est dans un baraquement de chantier, entre un tracteur recouvert de gelée blanche et une camionnette, les roues dans la boue, que se trouve le QG de Plaine de Vie, association d’insertion et accessoirement productrice de légumes bio.

En poussant la porte, on découvre le staff, Tatiana, agent de développement solidaire, Mattéo, animateur nature et Nour, coordinateur. Cécile Ménager, directrice ne sera pas là ce matin.

Mais au juste, que recouvre ce jeu de mot amusant : Plaine de vie ?

Crée en avril 1998 à Ezanville, sur l’initiative de quatre associations : Inventerre, Secours catholique, Contact + et Tremplin 95, elle propose, dans un premier temps, un projet d’insertion par du maraichage, production et vente directe de paniers de légumes.

A cette activité de base, est joint en 2008 un chantier d’entretien d’espaces verts, le Chantier Environnement Patrimoine, qui est rejoint fin 2014, par le Chantier Vert Avenir (on aime les jeux de mots à Plaine de vie !)

Ce sont donc trente personnes, de 18 à 60 ans, recrutés en candidature libre ou par les filières traditionnelles des missions locales, des assistantes sociales ou pôle emploi, qui travaillent actuellement dans l’association. Un quota de 5/6 places est spécifiquement réservé aux jeunes.

Il leur est proposé un CDDI (contrat à durée déterminée d’insertion), d’abord de 4 mois à raison de 22 h par semaine. En somme c’est une période d’essai, qui permet ensuite un contrat de 8 mois de 26 h par semaine, au cours duquel se met en place un projet professionnel. C’est aussi l’occasion de se former et pourquoi ne pas passer le permis de conduire, et le CACES (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité) permettant la conduite d’engins agricoles ou de chantier. Une aide sociale peut également être obtenue auprès de la MSA (mutualité sociale agricole). La rémunération des travailleurs est au niveau du SMIC (salaire minimum de croissance).

Le maraichage, sur les 4 hectares dont dispose l’association à Ezanville et Saint Brice, se fait selon les critères de l’agriculture biologique, sans engrais ni pesticide, ce qui garantit des produits de haute qualité nutritive et gustative. Actuellement 220 adhérents bénéficient de panier hebdomadaire (36 € par mois le panier de base, ou 54,50 € le panier familial). De même les chantiers d’espaces verts n’utilisent pas de produits phytosanitaires, ce qui protège l’environnement…et les jardiniers.

L’occasion est trop bonne d’aller voir à l’ouvrage les maraichers sur leur terre d’Ezanville, à 10 minutes des bureaux, sous la conduite de Tatiana. Ce n’est pas la saison de pleine production, mais de timides fleurs de poiriers annoncent de futures cueillettes. Pour l’instant on travaille sous serres, dont l’une est en construction et le froid vif de cette matinée de février ne rebute personne.

L'association Plaine de Vie reçoit le soutien financier ou technique de l'Etat au travers du Ministère de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire, de la Direction Régionale de l'Environnement, de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et l'Emploi; de l'agence de l'eau Seine-Normandie; du Conseil Régional d'Ile-de-France; du Conseil Général du Val d'Oise; des communes d'Ezanville, de Bouffémont, de Sarcelles, de Domont et de Saint-Brice-sous-Forêt et d'Ecouen; de la Mutualité Sociale Agricole; des fondations Lemarchand, Nicolas Hulot, RATP, Vinci, Banque Populaire et Carrefour; de la FNARS; de Chantier Ecole; du GAB Ile-de-France; du Réseau Cocagne; de VOIE 95 et de ses structures; des PME locales, dont l'entreprise Chimex et l'entreprise Transdev; des associations locales dont le Secours Catholique du Val d'Oise et l'association Inven'Terre. (ouf)

Au terme de leur passage à Plaine de vie, les salariés encadrés par les 11 permanents, soutenus par des remises à niveau en mathématiques et en français et des formations techniques, réalisent 60 à 70 % de sorties positives, c’est-à-dire débouchant sur une embauche, ou une formation.

Bon résultat si on considère au départ qu’il y a parmi eux un public peu qualifié, souvent réfugié d’Afrique subsaharienne, du Moyen Orient ou d’Asie. Il est alors soutenu par un programme d’alphabétisation dispensé par une association. Un résultat dont peut se féliciter Simone Plana, la Présidente de Plaine de vie.

Vraiment une association pleine de vie, et pleine d’avenir !

Par Roberto

www.plainedevie.org

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