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Gonesse : “Cet hôpital a mon âge…”


“…Comme moi il est né en 1969”. L’infirmière qui fait cette remarque ne parait pas les 47 printemps qu’elle revendique.

1969, Jan Palach s’immole par le feu à Prague, Concorde fait son premier vol, Charles de Gaulle, à la suite du rejet du référendum par 52,41 % des Français, annonce sa démission. Alain Poher, le président du Sénat, assure l'intérim et Georges Pompidou sera élu avec 58.2 des suffrages.

Une autre époque. Et aujourd’hui une effervescence inhabituelle emplit les couloirs du vieil hosto. Depuis plusieurs semaines en effet un lent et laborieux transfert s’effectue vers le nouvel établissement à quelques centaines de mètres de distance. Et il a fallu que je sois hospitalisé d’urgence à cette période charnière : entré dans l’ancien, et sorti par le nouveau. Le déménagement s’effectue sans panique, de façon méthodique. Aide soignantes, infirmières, techniciennes de surface, kiné, radiesthésistes, médecins, et j’en oublie surement, tout le monde est sur le pont pour faire les cartons, étiqueter, pousser les chariots. Et les mêmes se retrouvent dans les nouveaux locaux pour l’opération inverse.

Et ne croyez pas que les patients soient négligés pour autant. Les pilules arrivent, les pansements sont refaits, les températures sont bien prises, (37.2 le matin pour moi, merci) et les repas, sinon gastronomiques, du moins fort corrects arrivent chauds et à point. Seuls de courts délais pour le gros matos, scanner, IRM, radio, le temps de les débrancher ici et de les rebrancher là-bas. Depuis plusieurs semaines, étage par étage, 6 dans l’ancien, 4 dans le nouveau, le chantier se poursuit, double travail pour le personnel. Chapeau !

Puis mon tour arrive. Heureusement je me déplace par mes propres moyens. Je quitte sans regret ma chambre où les avions en rase-motte faisaient vibrer les vitres, et me retrouve dans un hôtel 4 étoiles, nickel, clair, spacieux, silencieux car protégé par un double ou triple vitrage. Je contemple les avions qui planent en silence, ça fait tout drôle. Certes le personnel soignant appréhende un peu les 280 m de couloirs qu’il leur faudra arpenter quotidiennement, comme sur un paquebot de la Costa. Faudra des rollers, me dit en riant une jeune infirmière. Mais tout se remettra bien vite en place, les repères se créeront, une signalétique bien pensée devrait permettre à chacun, patients et soignants, de s’y retrouver.

Oui, ça parait bizarre de faire de la pub pour un hôpital, car si l’on n’y va c’est que l’on plutôt mal en point, contraint et forcé. Mais si cela vous arrive, allez-y en confiance. Tout est prêt pour vous accueillir. Vous y trouverez même une « unité kangourous ». On vous expliquera sur place…

Au final, trois bonnes raisons de vous faire hospitaliser dans le nouvel hôpital de Gonesse :

1 - Le personnel est au top

2 - Vous serez comme dans une chambre d’hôte

3 - Vous bénéficierez de la technologie Capsule.

N’ouvrez pas de grands yeux, je vous explique. Capsule, unique en Europe, consiste à transmettre dans votre dossier numérique, en temps réel, les données des divers examens qui vous seront faits. Plus de recopiage manuel, plus de délai, plus d’erreur.

Et si l’ordinateur tombe en panne ? Oh ! Mais arrêtez de râler…

Par Brigitte et Roberto Liatard

#Gonesse #CHU

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