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Un aspect méconnu de la Police


En tant que citoyen on se dit parfois que la police moins on la voit, mieux on se porte. Et pourtant nous sommes souvent content de la trouver lors d'un cambriolage ou d'une agression. Rencontre avec le Pôle d'Aide aux Victimes et de Prévention de la Délinquance du commissariat de Sarcelles.

Jeudi matin, dix heures, commissariat de Police de Sarcelles. Le rendez-vous était pris pour découvrir un aspect méconnu des activités de la Police Nationale ; Le Pôle d'Aide aux Victimes et de Prévention de la Délinquance. Accueil chaleureux et riche de contenus.…

Nos interlocuteurs que nous appellerons simplement par l'initiale de leurs prénoms, Monsieur M psychologue et Madame V assistante sociale constituent à eux deux, le Pôle d'Aide aux Victimes et de Prévention de la Délinquance, travaillant dans le cadre du Plan local de sécurité et de prévention de la délinquance, se référant lui-même au niveau national.

3 pôles dans le Val d’Oise (Sarcelles, Cergy et Argenteuil)

Le pôle de Sarcelles, créé le 1er mars 2007, exerce ses responsabilités sur un territoire comprenant Sarcelles, Villiers le Bel, Saint-Brice sous Forêt, Gonesse et Garges-les-Gonesse. Sa responsabilité comprend, en liaison avec l'ensemble de la hiérarchie ; l'aide aux victimes, la prévention de la délinquance et l'aide à la formation et au recrutement des fonctionnaires de police.

Pour ce qui est de l'aide aux victimes, le pôle joue un rôle de première écoute, conseil et orientation dans les domaines judiciaire et social pour des affaires très diverses du type agressions, vol à l'arraché, conflits familiaux et conjugaux, dans l'espace public, les familles, les lycées et écoles.

En ce qui concerne les violences faites aux femmes, le pôle collabore avec des associations reconnues sur le terrain comme Dialogue de Femmes à Villiers-le-Bel ou Du Côté des Femmes à Sarcelles.

Supplément d’âme

Ces activités donnent un supplément d'âme dès l'arrivée au Commissariat. Une des spécialités du groupe est le traitement des traumatismes psychologiques, la sortie des situations de blocage allant parfois jusqu'à des enfermements mortifères d'éloignement de la réalité courante.

Le pôle constitue une équipe très soudée, proactive, apportant son aide de façon dynamique sans porter de jugement ni imposer d'obligation, et consacrant le temps nécessaire pour traiter chaque problème, à l'intérieur mais aussi très souvent en dehors du commissariat.

Dans les faits

Lorsque cela est possible, une méthode consiste à prévenir plutôt que guérir, en particulier à donner suite à des appels de personnes pas rassurées ou à s'informer de possibles indices de traumatismes. C’est aussi dans certains cas et notamment pour les violences familiales. Des rencontres possibles avec l’agresseur pour donner, entre autres, un avis sur une éventuelle interdiction de la présence de l’auteur des violences dans le logement familial.

Dans ce dernier cas, il faut agir dans la discrétion sans attendre que les familles fassent le premier pas ; une fois la rencontre provoquée, elles peuvent ou non décider d'aller plus avant. Les premiers échanges doivent se faire de manière structurante, sans faux semblants, sans être dans l'angélisme tout en essayant d'être accessible et vivant. Tenir compte du milieu social, culturel, voire religieux, d'éventuels fossés adultes-jeunes, parents-enfants, de phénomènes de bandes, de problèmes liés à l’école…

Dans des familles il peut aussi arriver qu’un des enfants glisse vers la primo-délinquance. On ne nait pas parents, on le devient et à plein temps et surtout à vie. Parmi les jeunes en difficulté, il y a différents degrés depuis les délinquants endurcis proches de la criminalité jusqu'à ceux plus courants en simple difficulté sociale et psychologique (famille, école, primo délinquance). En cas de difficultés, se faire aider le plus tôt est le mieux.

Coté victimes, elles ont souvent besoin d'être rassurées, de savoir qu'elles ont des droits et peuvent être aidées et guidées s'il est nécessaire de porter plainte ou juste de déposer une main courante.

Aujourd'hui, de nouvelles méthodes d’aide aux victimes permettre de réduire les incompréhensions souvent constatées entre la police et la population,en particulier du côté des plus jeunes. Il importe au plus au point de se mobiliser, d’innover au plus prés des demande de la population.

Le Pôle d'Aide aux Victimes et Prévention de la Délinquance du commissariat de Sarcelles travaille en ce sens.

Par Monique Kotchoffa et Daniel Biret

Contacts : Pôle d'Aide aux Victimes et Prévention de la Délinquance

Commissariat de Sarcelles, 41 avenue du 8 Mai 1945

Téléphone : 01 34 38 37 37

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