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Dis-moi Visago, c'est quoi un PDEC ? 2/3

Mis à jour : sept. 2

Depuis le début de la crise sanitaire, nous découvrons sur certains territoires des agents de l’État local aux missions jusque là inconnues. Sébastien JALLET, Préfet Délégué pour l’Égalité des Chances au sein de la préfecture du Val d'Oise compte parmi ceux-là. Rencontre avec celui qui veille à la mise en place des dispositifs dans les QPV du Val d'Oise. A découvrir en mode triptyque… 2/3


LA RÉUSSITE AU CŒUR DES QUARTIERS : FAIRE BOUGER LES TRAJECTOIRES DES JEUNES GRÂCE À L’ÉDUCATION.


En tant que Préfet Délégué pour l’Égalité des Chances, l’un des grands rôles de Sébastien Jallet est de donner les mêmes leviers de réussites à tous les enfants et jeunes du Val d’Oise. « Notre responsabilité, c’est d’agir pour améliorer la vie dans les quartiers, et de le faire par tous les moyens », nous explique-t-il au moment de l’interview. Et parmi eux, l’un des grands axes est, pour lui, l’éducation.


« C’est par l’école qu’on peut bouger les trajectoires »

En tant que PDEC engagé pour les quartiers, Sébastien Jallet a un mot d’ordre : l’égalité des chances. Véritable crédo guidant son quotidien, il l’applique à l’une de ses grandes missions : l’éducation. Son ambition : faire bouger les trajectoires afin que les jeunes ne se limitent pas dans leurs potentialités et leurs rêves d’avenir.


« On peut faire en sorte qu’un enfant, qu’un jeune d’un quartier défavorisé, puisse par l’école changer de trajectoire, s’élever dans la société, avoir des diplômes et trouver sa place », nous explique-t-il. Sans pour autant favoriser exclusivement « des parcours de réussite extraordinaires » ! Pour lui, chaque jeune doit pouvoir s’orienter et être accompagné dans la voie qui lui convient, qu’il soit un futur « policier, ambulancier, enseignant, commerçant, salarié », ou qu’il souhaite accéder à des postes de « haut fonctionnaires, avocats, chefs d’entreprise ou sportifs de haut niveau. »


Des dispositifs éducatifs renforcés dans les quartiers prioritaires

Afin que tous les élèves aient des chances égales de réussite, plusieurs dispositifs sont mis en place et inaugurés par l’État. C’est le cas des classes dédoublées de niveau CP-CE1. Limitées entre 12 et 15 élèves, ces classes spécifiques ouvertes depuis trois ans dans les Réseaux d’éducation prioritaire (REP) se situent pour la plupart dans l’Est du Val d’Oise : 600 classes sur les 1 000 classes dédoublées dans le département.


Pour le PDEC, le CP et le CE1 « sont des classes très importantes où on apprend les fondamentaux : à lire, à écrire, à compter, à respecter autrui aussi. Et ça, ça conditionne toute la suite. »


Très attentif, Sébastien Jallet tient à ce que les enfants des quartiers aient les mêmes chances d’apprentissage que les autres jeunes, sans que leur origine sociale ne soit un frein à leur évolution future. Et de fait : les résultats donnés par ces classes sont très encourageants ! « On a des retours qui sont positifs de la part des parents d’élèves, des enseignants et des élus locaux », nous explique le PDEC. « C’est une vision très concrète de ce qu’on peut faire pour l’égalité des chances à l’école. »


Le séminaire départemental #CitésEducatives s'est tenu le 10 mars 2020 en présence de Sébastien Jallet, préfet délégué pour l'égalité des chances, François-Sébastien Demorgon, DASEN adjoint, Nadette Fauvin, coordonnatrice régionale des cités éducatives et du sociologue Jean-Marc Berthet. ©Twitter - Préfet du Val d'Oise


Et de ce succès, un nouveau dispositif est né. Les « Cités éducatives », véritable moyen pédagogique innovant, ont en effet été mises en place dès 2020 sur trois villes de l’Est du département valdoisien : Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel. « Nous avons les Cités éducatives les plus importantes de France, les trois villes sont intégralement en Cités éducatives », nous explique le PDEC. Et les jeunes concernés se comptent en dizaines de milliers.


Au sein de ce dispositif, l’ensemble des acteurs du territoire doit travailler main dans

la main pour « aider l’école dans sa mission d’enseignement et assurer une continuité

éducative entre ce qui se passe sur les bancs de l’école et ce qui se passe à l’extérieur. » Ainsi, « la collectivité locale, la ville mais aussi les associations du territoire, les services publics, les habitants et les parents d’élèves » doivent s’allier à l’Éducation nationale pour « proposer aux jeunes une ouverture d’esprit sur la création culturelle, les métiers possibles, l’enseignement supérieur, les stages et l’insertion professionnelle. »


Une continuité pédagogique assurée pendant les vacances : focus sur les Quartiers D’Été

Entre sortie de confinement, difficultés à partir en vacances à l’étranger et le « retard éducatif qui a pu se creuser », cet été s’annonce, pour Sébastien Jallet, « très particulier. » Afin de pallier les différents manques et difficultés qui s’annoncent pour les deux mois estivaux dans les quartiers populaires, un vaste programme national a donc été mis en place : les Quartiers d’Été. L’objectif : avoir « une offre en direction des jeunes beaucoup plus forte que d’habitude, […] à la fois d’activités récréatives, mais aussi une offre éducative pour essayer de compenser cette suspension de la scolarité à l’école pendant trois mois. »


[#QuartiersdÉté] @prefet95 pour l'égalité des chances Sébastien Jallet était le 20 août à @villeSarcelles pour rencontrer les acteurs mobilisés du service des sports et la compagnie Cousin d'Edgar dans le cadre des #VacancesApprenantes. Au programme : soutien scolaire, foot et théâtre. © Twitter - Préfet du Val d'Oise


Ces projets, ce sont les collectivités locales et les associations qui les ont proposés à la

Préfecture. La condition sine qua non : pouvoir « offrir aux jeunes un cadre d’expression et de création, pour s’épanouir et passer du bon temps tout au long de l’été. » Le budget alloué, trois millions d’euros, témoigne d’ailleurs de l’importance que L’État accorde à ces projets dans les quartiers populaires.


En plus de ces initiatives locales, les « colos apprenantes » font également partie des

nouveaux dispositifs développés spécialement pour l’été post-confinement. Des colonies de vacances à la fois pédagogiques et ludiques, qui ont pour but de permettre aux jeunes de partir dans un cadre récréatif tout en « développant ou renforçant leurs connaissances et compétences ». Ce sont donc 2 000 jeunes du Val d’Oise qui pourront partir à Eaubonne au CDFAS, ou dans des séjours organisés hors-département.


Par Emmanuelle Alves


Suite et fin du triptyque 3/3 ICI

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